Je me suis ré-abonné dernièrement pour 6 mois seulement car j’avais de sérieux doute quand à l’attitude à adopter suite à l’annonce de la prise de fonction de Denis Olivennes à la direction du nouvel obs… Pour ceux qui ne connaîtraient pas le bonhomme : il s’agit de l’ancien pdg de la FNAC et le rédacteur du rapport éponyme proposant la suspension de l’accès internet pour les internautes téléchargeants des contenus illégaux.
A l’époque de ce réabonnement, je ne lisais déjà quasiement plus les pages exaspérantes* sur la politique française. Et pourtant je me sens plutôt en phase avec la ligne éditoriale de gauche de cet hebdo.
Depuis mon réabonnement il y a eu l’histoire – digne de closer – du SMS de Nicolas à Cécilia avant le mariage.
Et hier je tombe sur un article dans libé qui évoque les propos en question que l’on pourrait qualifier de virils et que seul le nouvel observateur aurait entendu.
Aujourd’hui j’ai la confirmation dans Le monde, et demain je peux vous l’assurer on ne m’y reprendra pas à renouveler mon abonnement.
Je pense que courrier international pourrait-être une bonne alternative ? En attendant, je ne peux que saluer les versions online de libération et Le Monde que je trouve très complémentaires.
* exaspérante car trop souvent aussi engagées que la ligne éditoriale de Marianne.


Je suis tombé sur votre article par hasard et j’ai envie d’y être réactif. Moi aussi le Nouvel Obs m’a beaucoup déçu… Plus le même qu’avant ! Ma petite expérience : je suis l’auteur d’un roman “Réchauffement Climatique” très offensif contre Total en Birmanie et l’industrie pétrolière… Bref, selon mon attachée de presse, un article devait paraître il y a un mois dans les pages “Livres” de Jérôme Garcin (qui avait, semble-t-il, beaucoup aimé le livre) la typo de la couverture avait même été envoyée et une date fixée. Et puis, plus rien. Sauf que Total figure parmi les annonceurs du journal. Il y a quelques années, cela n’avait pas dérangé la rédaction qui avait très justement traité l’affaire du rapport de Kouchner dédouanant Total de complicité avec la junte birmane… Jean Philippe Demont-Pierot
http://demontpierot.wordpress.com/
Merci Jean-Philippe pour votre commentaire. Pour ce qui est du nouvel obs : on est d’accord.
Quant à votre livre – d’aucun diraient votre “actualité littéraire” – je suis séduit par son propos particulièrement dans l’ère du temps (je rappelle que le baril atteint les 135$) et je le commande dès à présent. D’ailleurs, les rares personnes qui me lisent régulièrement savent mon attachement à l’écologie et au développement durable.
En retour, je peux vous dire ma satisfaction que mon message ait suscité le désir de lire ce livre. Je dis “ce” même si j’en suis l’auteur, j’ajouterai “que l’auteur” dans la mesure où il appartient désormais à ses “lecteurs”. Si vous en faites partie, compte tenu du “contenu” de votre blog, je suis certain qu’il vous interpellera. En tous cas, je prends le risque que si ce n’est pas le cas, vous pourrez le dire publiquement… Cordialement. Jean Philippe Demont-Pierot
http://demontpierot.wordpress.com/
Je viens de finir “réchauffement climatique” et comme convenu je réponds par une petite critique sans prétention.
Réchauffement climatique est un “roman écologique”. L’aventure, qui se situe en Birmanie et en Europe, met en avant les interractions entre l’industrie du pétrole, les gouvernements totalitaires et les milieux de la finance.
Ce livre ne se lit pas à la légère, dès les trois premières pages on comprend qu’il faut faire une pause afin de lire ce que wikipedia (ou autre) nous révèle sur la Birmanie. Et c’est après seulement qu’on peut reprendre notre lecture avec les clefs suffisantes pour décrypter son contenu.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Birmanie
De mon point de vue, je crois pouvoir dire que ce livre ne constitue pas en soit une “révélation” comme j’ai pu le lire notamment sur internet. En effet, Marie, un des personnages principaux dans le livre, dit d’ailleurs à juste titre : “Vous ne lisez pas assez la presse”. Et c’est là précisément où on se rapproche de l’origine de mon billet et de ce premier contact avec l’auteur Jean-Philippe Demont-Pierot car tout est dit dans le livre mais tout est également dit dans la presse.
On met donc le point sur un problème majeur actuellement : la quantité d’informations et le travail de décryptage. Je suis persuadé que la presse – française en tout cas – décrit avec impartialité les évènements de notre temps. Cependant il reste un effort conséquent de décryptage que certains journalistes peuvent omettre – à cause de pressions – sans que celà puisse mettre en cause leur intégrité* et que le lecteur doit entreprendre seul sous peine d’être submergé par des informations brutes et non connectées entre-elles et donc partiellement inexploitables.
J’ajouterai pour finir que du point de vue littéraire, je ne suis pas séduit par le mélange des genres entre roman et documentaire, qui souffre (selon moi toujours) des mêmes problèmes que le docu-fiction à la TV. En effet je n’ai trouvé que peu d’intérêt dans le récit des connivences amoureuses (et parfois plus en dessous de la ceinture) entre les personnages.
Quoiqu’il en soit ce fut une lecture agréable et enrichissante que je vous recommande (si vous êtes intéressés par le livre, je peux vous prêter mon exemplaire afin de luter contre la déforestation).
* Un exemple : si je dis que les agro-carburant permettent de réduire l’utilisation des produits pétrolifères : ceci est une information vraie et impartiale. Par contre si je dis que les agro-curburants sont bons “pour l’environnement” parce que par opposition les produits pétrolifères ne le sont pas, je suis déjà plus dans la controverse. Par contre si je reprends l’affirmation de base comme quoi les agro-carburants permettent de réduire l’utilisation des produits pétrolifères alors que je me suis rendu compte durant mon enquête que celà influençait le marché des céréales et que j’ai tu cette dernière information alors là il y a vraiment un problème.