Hier j’ai testé l’iWay en version endurance et je vais donc pouvoir vous donner mes impressions.
Je commence par le plus important : les sensations
- les lois de la physique sont bien présentes et on se retrouve baloté comme dans un manège de fête foraine
- ça secoue, ça scoue même fort si l’on en juge la trajectoire de sa tête casquée qui heurte fréquemment le cockpit de la voiture
- parfois on a l’impression d’un léger décalage des mouvements par rapport à ce qu’on voit à l’écran ainsi que les commandes que l’on actionne. Cà s’estompe probablement au fur et à mesure des entraînements.
- ce ne brasse pas autant l’estomac que ça surtout si on reste bien concentré sur sa course. Et si on fait abstraction de l’autre bolide qui s’agite à côté de soi. (bizarrement sur les 10 minutes de la session, j’ai de temps à autre ressenti la présence de la voiture physique d’à côté et c’est assez déroutant)
- le retour de force et les vibrations sont totalement absents. C’est de loin le point le plus négatif de l’iWay, il m’a été absolument impossible de ressentir ni le moteur – qui a plein régime doit produire son lot de vibration – ni la route. J’aurais aimé ressentir tout ça à travers des vibrations dans le siège et surtout dans le volant. Entre nous, vu la taille des pneus sur ces voitures, j’imagine qu’en réalité sous la contrainte, lors d’un tête à queue par exempele, le volant devrait s’arracher de nos mains de gentlemen driver.
- une sensation de vitesse toute relative du fait de l’inclinaison de la voiture qui fait ainsi ressentir la poussée dans le dos. Ici encore, l’installation de diffuseurs d’air pulsée entre le cockpit et les écrans aurait été un plus indéniable grâce auquel la sensation de l’air s’écoulant sur le casque nous aurait rappellé les sensations que l’on a à 200km/h.
La simulation
- le logiciel qui fait tourner tout celà est tout aussi bien foutu qu’un Gran Turismo. Tout y est : perte d’adhérence à l’accélaration et au freinage, aspiration etc etc
- visuellement, l’environnement extérieur m’a paru moyen, on est loin me semble-t-il de la puissance graphique d’une PS3. Si j’avais à donner un ordre de grandeur, je dirais qu’on se situe au niveau d’une PS2 avec cependant l’avantage d’avoir une vue calculée pour 3 écrans. C’est très décevant quand on se dit être LE simulateur de course automobile.
L’ambiance et l’accueil
- l’ambiance est résolument design avec cependant un côté froid pas forcément agréable.
- l’accueil est cordial cependant la réservation téléphonique est un chemin de croix. Ils nous a été impossible de réserver pour la même course dès lors que chaque participant appelait de son côté. La seule façon de faire à mon avis c’est de faire une seule réservation si tant est que l’on arrive à joindre une hôtesse disponible.
- la réservation où l’on demande un numéro de carte bancaire par téléphone fait frémir. Sérieusement ? sans vouloir sombrer dans la paranoïa pure et dure comment imaginer un environnement aussi high-tech qui ne serait même pas foutu d’avoir un service de réservation bancaire sécurisé ?
- la personne qui nous prépare à entrer en piste – sans vouloir trop l’accabler – ne sait visiblement pas qu’Ayrton est un prénom célèbre dans la course automobile. Bref le mieux avant la course c’est de donner son vrai prénom, c’est d’un banal terrifiant mais au moins “Il dottore” ne fera pas de difficultés.
Bref, disons le tout de suite, à 45€ la session d’endurance au tarif estival préférentiel, l’iWay n’est selon moi pas du tout un bon investissement. Vous ne ressentirez au mieux que les sensations d’un manège de fête foraine et au pire une impression de simulateur de course automobile en version bétâ.
Le réalisme de l’iWay s’arrête donc au cockpit et aux mouvements exclusivement. Pour ma part, je persiste à croire qu’on s’amuse plus sur GranTurismo ou lors d’une session de kart outdoor entre amis.
Et oui on en parle dans 

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